On
entre dans l’univers d’Isabelle comme on feuillette
un album de photos...
Au fil des chansons, on découvre un monde à la fois singulier
et pourtant si proche de nous.
On y trouve des portraits, des ambiances, des humeurs… ou encore
des souvenirs qui pourraient être les nôtres. Du second degré.
Du sentiment.
Un univers qui s'inspire à la fois du magnifique et du dérisoire.
On s'y surprend et on s'y reconnaît.
Et pour mettre à jour ce répertoire aussi féminin
qu’imprévisible, des illustrations musicales riches en atmosphères
contrastées : valses, javas, blues, jazz, tangos...
Multiples variations pour envoler ces compositions
originales, un tantinet "rive gauche", interprétées
par des musiciens qui se connaissent bien, ce qui confère à l’ensemble
une fr émissante maturité.

DES INFLUENCES ECLECTIQUES
Très jeune, Isabelle s’abandonne à la poésie
de Barbara, Claude Nougaro, Jacques Brel, Serge Reggiani, Léo
Ferré...
à
l’expression d’artistes comme Jacques Dutronc,
Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Alain Souchon, Michel
Jonasz ou encore William Sheller...
à
l’impertinence et à l’humour de Juliette,
Philippe Val, Boby Lapointe, Boris Vian, Henri Salvador...
"
Plus que des influences, ces chanteurs ont été pour moi
de véritables références, des repères." Aujourd’hui,
Isabelle se reconnaît bien dans "la nouvelle vague de la
chanson populaire hexagonale", représentée
par Thomas Fersen, Benabar, Vincent Delerm, Lhassa...

UNE SENSIBILITE HOLOGRAPHIQUE
Isabelle
se livre désormais à l’écriture
de ses propres chansons. "J’aime les mots et leur musicalité.
J’aime raconter des histoires. Devenir auteur s’est
imposé comme une évidence."
Au moyen de sa plume, Isabelle explore.
Elle observe, saisit l'instant et zoom
sur les petits riens. Elle s'amuse de détails.
Elle s'émeut de petites histoires comme autant de cartes
postales choisies pour leur poésie ordinaire, inattendue...
Des images révélées au coin d'une rue par un éclairage
inédit.
Mais Isabelle s'agace aussi quelquefois.
Elle retouche alors les clichés et les émulsions
trop artificielles.
En fait, elle aime les teintes naturelles
et lumineuses, les couleurs profondes,
les dominantes fortes. Elle ne craint aucun
contraste. Derrière l'objectif, un clin d’œil
ou un oeil humide.
Isabelle nous invite alternativement dans
sa chambre noire où se dévoile en plein soleil
selon les humeurs du moment, selon comment
le sujet la touche.
Elle déclenche. Elle restitue.
Elle soulève les couches sensibles.
Une sensibilité holographique et en miroir.
Elle cultive l'art de la précision : celle des images
et des mots justes.
Un style sans filtre ni obturateur.
Un diaphragme qui vibre.
Une voix qui s'expose...
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UNE DOUCE PASSION
Isabelle recèle la curiosité et l’indépendance que
l’on rencontre chez les autodidactes. "En fait, la musique est pour
moi une recherche de tous les instants, un travail qui s’inscrit avant
tout dans ma vie quotidienne."
Il émane d’elle une douce passion qui la guide depuis le début.
" J’aime m’aventurer au delà des idées reçues.
J’accepte volontiers de m’égarer. Je me laisse transporter
par les mots et les mélodies, par l’énergie. Découvrir
un artiste ou une musique, c’est comme une escapade. Je crois que c’est
comme ça que l’on se fait des oreilles, en se laissant surprendre.
Ecouter encore et encore... et surtout cultiver cette sensibilité qui
nous rend plus réceptif, plus humain y compris dans la musique ".

UN PARCOURS ATYPIQUE
Bien que férue de chanson française, c’est le Jazz qu’elle
choisit, en 1992, pour faire ses premiers pas sur scène. "Parce que
cette musique m’offrait l’espace et la liberté dont j’avais
besoin pour exprimer mes émotions."
C’est imprégnée de cette double culture, qu’elle crée,
en 1999, un spectacle qui associe les grandes figures du jazz et celles de la
chanson. Elle propose alors à Thierry Lujan de l’accompagner pour
une tournée de prés de 250 représentations sur 3 ans. Aujourd’hui
Thierry compose les musiques de ses chansons.
Les musiciens qui se sont joints à eux expriment également une
authentique complicité musicale.
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